PLUVIOMETRIE DE 2004 EN GUINEE.
L’analyse des données de
la pluviométrie montre que du 1er janvier au 31 Octobre 2004, il est
tombé sur le territoire national
des quantités de pluie importantes qui ont varié entre
3588.7 mm
à Conakry et
1022.3 mm
à Kankan.
Il faut noter
q’un millimètre (
1 mm
) de pluie équivaut à un volume d’eau
de
1000 m3
reparti sur 1 km² de surface. Comme d’habitude les premières pluies ont
été enregistrées en Guinée Forestière : Macenta à la 3ème
décade de Janvier; N’Zérékoré et Kissidougou à la 3ème
décade de Février. Dans le massif du Fouta Djallon, la pluie a commencé à la
2ème décade de mars. Dans la partie septentrionale, les premières
pluies n’ont été enregistrées qu’en avril - mai. Dans l’ensemble, le
démarrage de la saison pluvieuse s’est déroulé de façon normale. Du début
de l’année au 31 Octobre 2004, la quantité totale de pluie mesurée est
partout supérieure au minimum pluviométrique du pays à
1022 mm
sur le territoire national (voir carte n°1). Les
valeurs relevées du 1er janvier au 31octobre 2003 ont été
comparées aux valeurs moyennes (normales) calculées pour la même période
1971 - 2000. Par rapport à ces valeurs moyennes on note des
excédents surtout au centre du pays, notamment à Dabola (26%), Labé et
Dubréka (13%), Koundara (12%), Kindia (11%), Dinguiraye (10%).Toutefois,
certaines préfectures de
la Haute Guinée
et de
la Guinée Forestière
, ont enregistré des quantités de pluie inférieures aux valeurs moyennes
calculées sur 30 ans (1971 à 2000). C’est le cas de Siguiri (-15%), Macenta
(-13%), Lola (-9%), Fria (-8%), Mali (–7%) (Voir carte
n°2).
Dans la quasi totalité du
territoire, il a été enregistré en 2004 beaucoup moins de pluie qu’en 2003
qui était largement excédentaire par rapport à la moyenne des 30 dernières
années dans la majeure partie du pays. Ainsi par rapport à 2003, il a été
enregistré –27% à Siguiri, -22% à Dinguiraye, -21% à Mali, -18% à Fria,
-11% à Koundara, -10% à Conakry et Lola, -9% à Macenta, -8% à N’Zérékoré.Les
zones dans lesquelles la pluviométrie de
2004 a
été plus forte qu’en 2003 sont Kankan
(+32%), Dabola et Kissidougou (19%) (Voir carte n°3).En
2004, les phénomènes météorologiques extrêmes ont augmenté
d’intensité et de fréquence dans de nombreuses parties du monde. Ceci
s’est soldé par des pertes considérables en vies humaines et des dégâts
matériels très importants.
Dans notre pays, les mois de Janvier à Mai ont été particulièrement
chauds et secs. Durant la période on a enregistré le dessèchement de nombreux
cours d’eau et de vastes incendies de forêts ; de nombreux villages ont
enregistré des incendies.
L’alimentation en eau et électricité a été fortement
perturbée notamment dans les centres urbains. A Conakry, de nombreux quartiers
ont enregistré des pénuries d’eau très aiguës.
D’autre part, le début de la saison pluvieuse a été marqué par des
manifestations pluvio-orageuses assez violentes. Ainsi dans certaines
préfectures on a noté la destruction de nombreuses habitations, des arbres
déracinés, des fils électriques coupés et des pertes en vies humaines.
Par endroits les rafales de vent ont atteint des vitesses de
80 Km
/ heure. C’est le cas de Coyah, Dubréka, Dabola et Conakry où il a été
signalé des pertes en vies humaines suite aux décharges électriques, chutes
des arbres ou d’inondations.
A Macenta, Boffa, Coyah, Conakry on
a signalé la destruction de plusieurs dizaines de maisons et chutes de
centaines d’arbres.
Sur le plan agricole, le déficit pluviométrique a engendré des retards
dans les travaux champêtres ; des chenilles ont été signalées dans
certaines zones (Préfecture du Mali). L’invasion des criquets
a été signalée dans la zone forestière (Lola). Malgré ces
phénomènes constatés, le rendement des cultures est jugé satisfaisant dans l’ensemble
des régions agricoles du pays.
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